Coccidiose

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Coccidiose

Message par Admin le Ven 12 Juin - 21:12

Trois sont distinguées :

  1. Coccidiose cæcale hémorragique
  2. Coccidiose intestinale aiguë
  3. Coccidiose duodénale

Sur un plan général, la coccidiose aviaire est une infection parasitaire grave de l'intestin que l'on rencontre dans toutes les régions du globe. En dépit des progrès qu'a amenés la chimiothérapie, la coccidiose demeure un problème majeur auquel les tous les détenteurs d'oiseaux doivent faire face.
Très courante et souvent mortelle en cas de non-traitement rapide, cette maladie, due à la présence de parasites microscopiques (protozoaires du genre Isospora, se manifeste par une diarrhée plus ou moins sanglante, un amaigrissement, des plumes ébouriffées.
Les coccidies sont des protozoaires unicellulaires microscopiques, considérés comme étant spécifiques aux espèces, ce qui signifie que les coccidies des merles ne peuvent infester les pinsons et vice-versa. La gravité de l'infection est proportionnelle au nombre d'ookystes infectieux ingérés. Les oiseaux les plus sensibles sont surtout ceux dont l'état nutritionnel est faible, ou encore ceux qui sont atteints de conditions immunosuppressives telles la maladie de Marek ou une infection de la bourse de Fabricius. Dès son ingestion, l'ookyste débute son cycle de vie dans la muqueuse intestinale ou paroi interne, provoquant ainsi des dommages cellulaires. Selon l'espèce en cause, les ookystes sont rejetés avec les fèces dans un intervalle de quatre ou huit jours.
Leur incubation de douze ou même trente heures dans un environnement humide et à des températures qui varient entre 20 et 30 oC permet la sporulation des ookystes qui deviennent alors infectieux. C'est la raison pour laquelle les oiseaux élevés à l'extérieur seront plus sensibles à l'infection au printemps et en été. Dans un élevage en claustration totale, la maladie peut toutefois se manifester en tout temps.
Agent pathogène ou Vecteur : protozoaire du genre Isospora.
Symptômes : Quoique les jeunes oiseaux âgés de quelques jours puissent être affectés, la coccidiose se manifeste rarement avant l'âge de deux semaines. Les sujets adultes qui n'ont pas été exposés à la maladie demeurent susceptibles de la contracter mais développent une certaine résistance ou immunité, lorsque défiés par la présence limitée mais continue des organismes en cause. Les oiseaux touchés d'une infection clinique sont pâles, affaissés, amaigris, ils ont des plumes hérissées et des fientes teintées de sang ou présentent une diarrhée plus ou moins sanglante.
Contagiosité : très contagieuse par les contacts avec les déjections des oiseaux atteints. Dans un sol à l'abri du soleil, les ookystes peuvent survivre plus d'un an. Leur survie de même que leur pouvoir infectieux seront favorisés par les conditions d'humidité élevée fréquemment rencontrées aux environs des abreuvoirs et des lieux de bains des oiseaux. Le transport d'oiseaux infectés peut amener les organismes sur de longues distances. Un équipement malpropre, des cages de transport et des chaussures souillées sont tout autant de formes possibles de transmission de la maladie. À cause de leur taille, on ne croit pas que les ookystes puissent être transportés par les poussières ou par les particules en suspension dans l'atmosphère.
Immunité : On a déjà cru que les oiseaux immunisés contre la coccidiose conservaient leur résistance à cette maladie pour toute leur vie. Ce n'est pourtant pas le cas et on a maintenant la preuve que l'immunité, qui n'est que temporaire, ne peut être maintenue que grâce à l'exposition répétée aux coccidies. À moins qu'ils ne passent leur vie dans une cage à fond grillagé, les oiseaux qu'on élève devraient être immunisés contre les coccidies. Il existe plusieurs façons de leur donner cette immunité. L'oiseau peut acquérir une immunité naturelle par l'ingestion d'un nombre réduit d'ookystes infectieux. Les ookystes rejetés après un premier cycle de vie assurent la continuité de l'exposition et renforcent ainsi le développement de l'immunité. Il s'agit là de la méthode idéale pour immuniser les oiseaux élevés sur le sol.
Traitement : La sulfaquinoxaline, la sulfaméthazine ou une combinaison des deux sont utilisées de préférence dans l'eau, quoiqu'elles puissent être ajoutées à la nourriture. Comme elles sont vendues en concentrations variables, on doit toujours vérifier les directives inscrites sur l'emballage afin d'appliquer la dose prescrite. Des précautions supplémentaires s'imposent lorsqu'on utilise ces drogues dans l'eau par temps chaud, la consommation accrue d'eau pouvant alors mener à une toxicité aux sulfamides.
Les coccidiostats semblent demeurer efficaces pendant deux ou quatre ans. Comme différents produits entrent régulièrement sur le marché, les amateurs devraient d'abord se renseigner sur ceux d'entre eux ayant été reconnus comme les meilleurs. Le vétérinaire prescrira des anticoccidiens comme le S-Mez à 16%, très efficace.
Prophylaxie : Tel que mentionné précédemment, les ookystes ont besoin d'humidité, de chaleur et de temps pour développer leur pouvoir infectieux. Ainsi, on devrait s'occuper sans tarder des endroits humides ou mouillés, dans les volières ou autour des abreuvoirs. Le recouvrement du sol souillé et humide devrait être retiré et remplacé rapidement. On recommande fortement de toujours procéder au nettoyage rigoureux des cages et des volières pour éviter que les coccidioses ne résultent en une mortalité importante. Assurez-vous de garder vos cages et volières dans un état de propreté parfaite.

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